Jean Girardoux – Le Cerf

I VERS le début de l’année, Fontranges, qui avait vécu depuis la mort de son fils dans l’affliction, ressentit un malaise contre lequel il se défendit d’abord, car il y soupçonna presque une distraction à son deuil : il lui sembla un jour qu’il aimait moins les chiens. Il continua à les dresser, à les • Leggi tutto »


Jules Janin – Gaspard Hauser

ON se plaint de la stérile fécondité des auteurs. Il vous vient des livres de ci, de là, de partout. Vous avez déjà trop de romans ; on va donc vous en donner de nouveaux. Il y a chroniques sur chroniques ; en conséquence on en compose de plus belle. Du drame, vous n’en voulez • Leggi tutto »


Jean Girardoux – La Prière sur la Tour Eiffel

C’EST le premier mai. Chaque mal infligé à Paris est guéri aujourd’hui par le grand spécialiste. Quand un plomb saute dans un ministère, c’est le fondateur même de l’École supérieure d’électricité qui accourt. Quand un tramway déraille, c’est l’équipe des dix premiers polytechniciens qui vient le remettre dans sa voie. Chaque bourgeois, vers midi, après • Leggi tutto »


Jean Girardoux – Berlin

BERLIN n’est plus la capitale de la Prusse. Elle a passé ce rôle à Postdam. Berlin est la capitale de l’Allemagne. L’Allemagne est un empire qui comptait voilà douze ans encore une cinquantaine d’États et une cinquantaine de capitales. Chaque capitale, dans ses mœurs, ses monuments, ses projets même, était le dépôt vivant d’un passé, • Leggi tutto »


Jean Girardoux – Le Signe

DUMAS avait trente-sept ans. Depuis six ans il dirigeait les usines et les mines en France. Le jour où l’on apprit sa mort, onze grandes cheminées seulement par centaine continuèrent de fumer dans notre pays et pour la première fois, aux yeux du voyageur en rubans qui va de Saint-Etienne à Lyon, Saint-Chamond apparut. Sur • Leggi tutto »


Francesco Petrarca – Cantai, or piango, et non men di dolcezza

Cantai, or piango, et non men di dolcezza del pianger prendo che del canto presi, ch’a la cagion, non a l’effetto, intesi son i miei sensi vaghi pur d’altezza. Indi et mansüetudine et durezza et atti feri, et humili et cortesi, porto egualmente, né me gravan pesi, né l’arme mie punta di sdegni spezza. Tengan • Leggi tutto »


Francesco Petrarca – Amor co la man dextra il lato manco

Amor co la man dextra il lato manco m’aperse, e piantòvi entro in mezzo ‘l core un lauro verde, sí che di colore ogni smeraldo avria ben vinto et stanco. Vomer di pena, con sospir’ del fianco, e ‘l piover giú dalli occhi un dolce humore l’addornâr sì, ch’al ciel n’andò l’odore, qual non so • Leggi tutto »



Francesco Petrarca – Passer mai solitario in alcun tetto

Passer mai solitario in alcun tetto non fu quant’io, né fera in alcun bosco, ch’i’ non veggio ‘l bel viso, et non conosco altro sol, né quest’occhi ànn’altro obiecto. Lagrimar sempre è ‘l mio sommo diletto, il rider doglia, il cibo assentio et tòsco, la notte affanno, e ‘l ciel seren m’è fosco, et duro • Leggi tutto »


Francesco Petrarca – Dodici donne honestamente lasse

Dodici donne honestamente lasse, anzi dodici stelle, e ‘n mezzo un sole, vidi in una barchetta allegre et sole, qual non so s’altra mai onde solcasse. Simil non credo che Iason portasse al vello onde oggi ogni uom vestir si vòle, né ‘l pastor di ch’anchor Troia si dole; de’ qua’ duo tal romor al • Leggi tutto »