AFRIQUE/GUINÉE BISSAU – Décès de l’Iman Ustas Aladji Bubacar Djalo, homme de dialogue et de paix

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Bissau – L’imam Ustas Aladji Bubacar Djalo de Mansoa, hier 19 août, nous a soudainement quittés. Une grande perte pour l’Islam en Guinée Bissau et aussi pour l’Eglise catholique, il était un homme de paix et de dialogue.
L’Église catholique, en la personne de Mgr Lampra Ca, administrateur apostolique du diocèse de Bissau et du père Lucio Brentagni, Administrateur diocésain de Bafatá, a écrit ce qui suit :
“Nous avons appris avec une grande tristesse la nouvelle du décès du très estimé Ustas AladjiI Bubacar Djaló, Imam de Mansoa et Président de l’Union Nationale des Imams de Guinée Bissau. La communauté catholique a un lien très fort avec l’Imam Ustas, et s’associe en ce moment à la grande tristesse de sa famille et de toute la communauté islamique de Mansoa et de Guinée,
Son désir de paix était connu de beaucoup, son engagement pour le dialogue fraternel entre les religions ne peut être oublié. Dès le début de Radio Sol Mansi, la station de radio de l’Église catholique, il était présent avec un programme intitulé “La voix de l’Islam”. Sa présence fidèle jusqu’à ses derniers jours était le signe de sa grande foi dans le Dieu unique et de son désir que les religions soient au service de la Paix et du Bien pour tous.
La collaboration entre Radio Sol Mansi et la Radio Ecole Coranique de Mansoa reste dans l’histoire de la Guinée Bissau et a été présentée comme un exemple très positif dans divers endroits du monde et dans les médias sociaux d’Europe et d’Afrique.
Pour les élèves du lycée Père Leopoldo Pastori de Bafatà, en juin, il a prononcé un discours d’adieu sur la valeur du dialogue entre les fidèles des différentes religions, en parlant du grand document : “La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune”, signé par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayyib en 2019. Lors de la rencontre avec les étudiants, il a attiré leur attention sur le danger du fanatisme religieux qui se répand dans le monde et dans l’exposition de la sous-région, et a condamné l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques”.