AMÉRIQUE/CHILI – Rencontre des Évêques et agents pastoraux de la mobilité humaine de la frontière Bolivie, Pérou et Chili

di | 05/28/2022

San Marcos de Arica – La 8ème Rencontre Internationale sur la Pastorale de la Mobilité Humaine se tiendra du 23 au 26 mai dans les locaux de la Maison de Retraite Emmaüs du diocèse de San Marcos de Arica. Des évêques et des agents pastoraux des pays voisins de la Bolivie, du Pérou et du Chili se réuniront pour réfléchir ensemble et partager des expériences sur le service humanitaire qu’ils offrent aux migrants dans leurs différentes réalités en tant qu’Eglise.
Ces derniers temps, et surtout avec la situation d’urgence sanitaire actuelle, personne n’est resté indifférent à la réalité que nous avons dû vivre et témoigner dans nos pays, a souligné le père Lauro Bocchi, scalabrinien et vice-président exécutif de l’INCAMI . Tant d’hommes et de femmes ont quitté leurs terres en traversant les frontières à la recherche de nouvelles opportunités, et avec la fermeture des frontières, ils se sont retrouvés en situation irrégulière. Toutes sortes d’aides et de soutiens ont été déployés par l’Église catholique pour faire face à une réalité qui n’est pas seulement du sol chilien, mais qui est devenue transversale.
L’information reçue par Fides du service de communication du diocèse de San Marcos, met en évidence les paroles de Mgr Moisés Atisha Contreras, Évêque de San Marcos de Arica : ” Cela fait 15 ans que la rencontre des Évêques frontaliers a lieu et celle-ci est la huitième. Le problème à traiter a toujours été la situation aux frontières, la mobilité des personnes, la traite des êtres humains. Ces deux, trois dernières réunions sont fondamentalement marquées par la migration forcée du Venezuela, mais aussi par la situation haïtienne”. La réunion de cette année comporte une nouveauté, à savoir l’étude de la nouvelle loi chilienne sur les migrations.
Mgr Ciro Quispe López, Évêque de la prélature de Juli, au Pérou, a souligné : “Nous ne partageons pas seulement notre travail, nos expériences, les peines des migrants, les souffrances des familles, les désirs et les rêves de meilleures conditions de vie, mais nous essayons aussi de faire un travail commun en tant qu’Église dans ces lieux en “construisant des ponts” entre nous, pour travailler de manière articulée. Nous pourrons ainsi accueillir, encourager et aider les migrants qui traversent nos frontières, qui souffrent aujourd’hui et cherchent de meilleures conditions de vie. Notre amour pour notre prochain nous oblige à être toujours attentifs à eux, et à voir comment nous pouvons construire des ponts avec les autorités gouvernementales, avec les gouvernements, et donner de meilleures alternatives aux migrants”.
Mgr Ricardo Morales Galindo, Évêque de Copiapó, au Chili, a également déclaré qu’il était heureux de partager ses expériences avec ceux qui s’occupent de la pastorale des immigrés dans nos pays, “en particulier pour apprendre de ce que d’autres frères et sœurs au Pérou et en Bolivie font aujourd’hui en faveur de nos frères et sœurs immigrés. C’est toujours une expérience enrichissante parce que les défis sont toujours plus grands, la réalité de l’immigration nous interroge et, en tant que peuples frères, nous devons savoir accueillir ceux qui arrivent à nos frontières, montrer ce visage miséricordieux que l’Église doit donner aujourd’hui, comme témoignage de sa suite et de sa fidélité à Jésus-Christ”.
Chacun de nous rend un service très différent, a déclaré Monseigneur Basilio Mamani Quispe, Évêque auxiliaire de La Paz, en Bolivie, donc “nous sommes à cette réunion pour nous informer et surtout pour partager ce service rendu par l’Église aux frontières”. L’échange de richesses que nous avons sert également “à fournir un meilleur service à nos frères migrants, afin qu’ils se sentent eux aussi comme des frères, soutenus par nous”.

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