ASIE/TAIWAN – Une journée pour rassembler les familles dans le souvenir de leurs défunts

Taipei – « A peine arrivé à Taiwan, en 1965, je me rendis en visite dans un certain nombre de cimetières le 2 novembre. Telle ne fut pas ma désolation de voir que tous les cimetières étaient déserts ! Revenu chez moi, je demandai une explication à mon maitre de chinois, qui me dit que, pour les chinois, la journée dédiée aux morts est le 5 avril et le 5 avril de l’année suivant, je me rendis compte de la grande importance apportée au culte des ancêtres et à la croyance qu’ils soient encore vivants, en voyant les foules au cimetière, comme cela est le cas en Occident le 1er et le 2 novembre. C’est ce qu’écrit à l’Agence Fides le Père Giuseppe Didone MI, missionnaire à Taiwan en se souvenant du fait que cette journée est observée également par les chrétiens, au travers de la célébration de la Messe au cimetière catholique. La journée est en outre une occasion d’évangélisation, en ce que les chrétiens démontrent de croire eux aussi à la continuation de la vie de leurs êtres chers après la mort terrestre.
La fête de Qingming, appelée également fête de la luminosité brillante ou jour des ancêtres, est célébrée 104 jours après le solstice d’hiver qui, selon le calendrier grégorien, suivent généralement le 4 ou le 5 avril, comme c’est le cas cette année. Il s’agit d’une fête liée aux rythmes des travaux agricoles qui est observée au travers d’une journée fériée.
« A la différence de la tradition occidentale – indique le missionnaire – qui voit la commémoration des morts avoir lieu en plein hiver, la célébration chinoise a lieu en revanche au printemps, parfois de manière très proche de Pâques, avec une signification symbolique riche. Avec le mois d’avril arrive en effet la belle saison. Les températures augmentent et tout se renouvèle, y compris la vie. Pour la population chinoise, le culte des ancêtres est très important en ce qu’elle retient que les morts nous regardent depuis l’au-delà et nous protègent ».
« La journée des morts au printemps, l’une des quatre fêtes principales de la culture chinoise, est une opportunité pour festoyer et se souvenir de ses ancêtres sur le lieu de leur sépulture – explique le Père Didone. Des personnes de tous les âges se retrouvent dans les cimetières, priant pour les ancêtres, se dédiant au nettoyage des tombes. La journée est entièrement passée au cimetière où est également dressée une table avec de la nourriture, du thé, du vin et d’autres victuailles, en laissant une place pour le membre de la famille défunt, afin qu’il mange symboliquement avec le reste de la famille. Les chinois établis à l’étranger voient dans cette fête une occasion de réunir la famille pour festoyer et manifester leur respect envers leurs propres morts ».

da: www.fides.org
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