Web Analytics

Static Wikipedia: Italiano -Inglese (ridotta) - Francese - Spagnolo - Tedesco - Portoghese
 
Esperanto - Napoletano - Siciliano - Estone - Quality - New - Chinese Standard  - Simple English - Catalan - Gallego - Euskera
Wikipedia for Schools: English - French - Spanish - Portuguese
101 free audiobooks - Stampa Alternativa - The Open DVD - Open Bach Project  - Libretti d'opera - Audiobook PG

Connaissance

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La connaissance est d'une part, l'état de celui qui connaît ou sait quelque chose, d'autre part, les choses qui sont sues ou connues: ainsi, le fait que la Terre est ronde est une connaissance largement partagée dans les sociétés actuelles.

Par extension, on appelle aussi "connaissance" tout ce qui est tenu pour su ou connu par un individu ou une société donnés. En ce sens, on dira par exemple que les légendes arthuriennes faisaient partie des connaissances historiques du Moyen-Age, même si, au vu de nos connaissances historiques actuelles, ces légendes sont largement fictionnelles et n'étaient donc pas à proprement parler des connaissances.

Les sciences sont l'une des principales formes de connaissance, et la science en général est un ensemble de méthodes systématiques pour acquérir des connaissances. Il existe néanmoins de nombreuses formes de connaissances qui, sans être scientifiques, n'en sont pas moins parfaitement adaptées à leur objet: le savoir-faire (l'artisanat, savoir nager, etc.), la connaissance des langues, la connaissance des traditions, légendes, coutumes ou idées d'une culture particulière, la connaissance qu'on les individus de leur propre histoire (connaître son propre nom, ses parents, son passé), ou encore les connaissances communes d'une société donnée ou de l'humanité (savoir à quoi sert un marteau, savoir que l'eau éteint le feu).

Les connaissances sont acquises par une variété de processus cognitifs: perception, apprentissage, raisonnement, mémoire, expérience, témoignage. Ces processus sont étudiés par les sciences cognitives. A ceux-ci s'ajoutent les méthodes employées spécifiquement par les sciences, qui sont étudiées par l'épistémologie.

L'importance accordée à la connaissance distingue l'humanité des autres espèces animales. Toutes les sociétés humaines acquièrent, préservent et transmettent un nombre substantiel de savoirs, notamment grâce au langage. Dans les civilisations, l'accumulation et la diffusion des connaissances a été multipliée au moyen de l'écriture. Au cours de l'histoire, l'humanité a développé une variété de techniques destinées à préserver, transmettre ou élaborer des connaissances, comme l'école, les encyclopédies, la presse écrite, ou les ordinateurs.

Cette importance va de pair avec une interrogation sur la valeur de la connaissance. Plusieurs sociétés et mouvements religieux, politiques ou philosophiques ont considéré ou considèrent que l'accroissement des connaissances, ou leur diffusion, n'était pas une bonne chose ou devait être limité; à l'inverse, d'autres ont créé des institutions visant à leur préservation, leur accroissement ou leur diffusion. Il existe également des débats sur les valeurs respectives de différents types ou domaines de connaissance.

Dans les sociétés contemporaines, qu'elles soient démocratiques ou non, la diffusion ou au contraire la rétention des connaissances, mais aussi de fausses connaissances (ou désinformation) joue un rôle politique majeur et est une source de pouvoir. Ce rôle explique pourquoi la propagande et les pseudo-sciences, qui sont des tentatives de présenter comme connaissances des choses qui n'en sont pas, sont répandues. Ceci confère une importance particulière aux sources supposées de connaissances comme les médias et à leurs véhicules comme internet.

Sommaire

[modifier] En philosophie

Icône de détail Article détaillé : Connaissance (philosophie).

En philosophie, on étudie avant tout la connaissance au sens de l'état de celui qui connaît ou sait quelque chose. On appelle aussi "connaissance" les choses connues elles-mêmes, mais cette seconde notion n'est pas celle qui intéresse les philosophes. De même, on appelle aussi "connaissance", par extension, les choses qui sont tenues pour des connaissances par un individu ou une société donnée; mais là aussi, les philosophes ne s'intéressent pas à cette notion, sauf dans les débats concernant certaines formes de relativisme.[1]

Les philosophes distinguent traditionnellement trois types de connaissance :

  • la connaissance propositionnelle est le fait de savoir qu'une certaine proposition est vraie, par exemple, "savoir que la Terre est ronde",
  • la connaissance objectuelle, aussi appelée acquaintance, est le fait de connaître une chose particulière, par exemple, "connaître Paris"[2],
  • le savoir faire est le fait d'être capable de réussir une action, par exemple, "savoir faire des crêpes".[3]

La définition de la connaissance propositionnelle est celle qui a le plus attiré l'attention des philosophes. Ils s'accordent généralement à dire qu'une connaissance est une croyance qui est vraie, mais aussi qu'elle n'est pas seulement une croyance vraie.[4] Il faut en outre que la croyance et la vérité (ou le fait) soient en quelque sorte connectés d'une façon appropriée, mais les philosophes sont en désaccord sur la nature de cette connexion. Pour certains, il faut que la croyance soit certaine ou infaillible,[5] pour d'autres, qu'elle soit justifiée,[6] ou pourvue d'une justification non défaite,[7], pour d'autres, qu'elle résulte d'un processus fiable,[8], ou pour d'autres encore qu'elle ne soit pas vraie par accident.[9] Ce sont sur ces conditions supplémentaires pour la connaissance que les débats portent.

Les problèmes concernant la définition de la connaissance et les autres débats philosophiques sur la connaissance (réalisme et instrumentalisme, rationalisme et empirisme, etc.) sont discutés dans l'article Connaissance (philosophie).

[modifier] En psychologie cognitive

En psychologie cognitive, on distingue deux grands types de connaissances :

  • les connaissances tacites sont les connaissances qui appartiennent au monde des objets mentaux, des représentations mentales, souvent relatives au vécu personnel ; elles regroupent les compétences innées ou acquises, le savoir-faire et l'expérience elles sont dites aussi "connaissances implicites", sont généralement difficiles à verbaliser ou à « formaliser » par opposition aux connaissances explicites
  • les connaissances explicites, par opposition aux connaissances tacites, sont les connaissances clairement articulées sur un document écrit ou dans un système informatique ; ces connaissances sont transférables physiquement, car elles apparaissent sous une forme tangible tel qu'un document dossier papier ou un dossier électronique.

[modifier] En anthropologie

Pour l'anthropologue, la première connaissance est celle que les hommes ont de leur environnement et qui, dans les sociétés primitives, assure leur survie quotidienne. C'est aussi cette connaissance qui structure le groupe humain. Elle se constitue comme un ensemble de pratiques, de comportements et de règles admises par la communauté. La pratique de la chasse collective suppose à la fois la connaissance du gibier, celle du terrain et un savoir-faire partagé. Gérard Mendel, créateur de la sociopsychanalyse, en fait le point de départ des sociétés humaines dans son ouvrage la chasse structurale. [10]

Dans le contexte géographique propre à chacun se forment ainsi des cultures spécifiques. C'est ce qu'a étudié l'anthropologie structurale et en particulier Claude Levi-Strauss. Longtemps divisée entre culturalistes et naturalistes, la communauté scientifique tend à avoir aujourd'hui une approche plus complexe du rapport des cultures humaines avec leur environnement naturel (voir Philippe Descola, Par delà nature et culture[11] ).

La société traditionnelle est peu portée vers l'innovation : les règles établies sont difficilement transgressables d'autant qu'elles s'appuient sur une représentation du monde et un univers mental où le sacré est omniprésent.[12] La connaissance a alors un caractère religieux. Et inversement, la religion apparaît, à l'origine, comme l'unique moyen de connaître le monde.

[modifier] En sociologie et en histoire

[modifier] Histoire de la connaissance

La société traditionnelle est peu portée vers l'innovation : les règles établies sont difficilement transgressables d'autant qu'elles s'appuient sur une représentation du monde et un univers mental où le sacré est omniprésent.[13] La connaissance a alors un caractère religieux. Et inversement, la religion apparaît, à l'origine, comme l'unique moyen de connaître le monde.


Les philosophes grecs eux-même n'y échappent pas : l' école pythagoricienne est clairement un enseignement religieux qui fait des mathématiciens des initiés... jusqu'au procès de Socrate accusé  : 1. de ne pas reconnaître les dieux reconnus par l'État et d'introduire des divinités nouvelles ; 2. de corrompre les jeunes gens. Son "Je sais que je ne sais rien" et sa valorisation de l'introspection et donc de l'individualité de chacun, "Connais-toi toi-même", n'étaient en effet pas acceptables dans une société toujours basée sur l'acceptation commune d'une seule vérité.

[modifier] Les Lumières et l'Encyclopédie

Le Siècle des Lumières constitue une rupture dans cette relation indissoluble de la connaissance et de la religion.

Le projet de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert affiche clairement son caractère anti-religieux : c'est une apologie de la raison et de la liberté d'esprit. Non seulement la connaissance n'est pas interdite (référence explicite au péché originel), mais elle est construite par l'homme, qui doit s'appuyer sur elle pour son bonheur.

La réponse ne se fait pas attendre : sous la pression des Jésuites, le Conseil d'Etat interdit l'ouvrage dès 1752 puis vient sa condamnation par le Pape en 1759 Texte de la condamnation de l'Encyclopédie par le Pape Clément XIII. Les opposants, hommes d'Eglise en tête, cherchent à ridiculiser les encyclopédistes et les surnomment les cacouacs (les mauvais). Un pamphlet de 1757 est intitulé : Catéchisme et décisions de cas de conscience à l'usage des cacouacs avec un discours du patriarche des cacouacs, pour la réception d'un nouveau disciple .

L'ouvrage continue malgré tout de paraître. Diderot s'exprime en ces termes : "Cet ouvrage produira sûrement avec le temps une révolution dans les esprits, et j’espère que les tyrans, les oppresseurs, les fanatiques et les intolérants n’y gagneront pas. Nous aurons servi l’humanité." (Lettre de Diderot à Sophie Volland, le 26 septembre 1762).

Outre cette franche attaque contre le dogme religieux et la "vérité révélée", la défense de l'esprit scientifique coïncide également avec une vision universaliste et humaniste. C'est l'essor de la connaissance de la terre, les voyages de Bougainville par exemple, qui change le regard des hommes sur le monde. Commence à émerger l'idée d'une communauté humaine à l'échelle planétaire et de la solidarité des générations entre-elles, ce qui est manifeste dans ces lignes encore écrites par Diderot au début de l'article Encyclopédie :

ENCYCLOPÉDIE, s. f. (Philosoph.) Ce mot signifie enchaînement de connaissances ; il est composé de la préposition grecque en, & des substantifs cercle, & connaissance.

En effet, le but d’une Encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, & de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n’aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succèderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux & plus heureux, & que nous ne mourrions pas sans avoir bien mérité du genre humain.

[modifier] La transmission de la connaissance

Pour l'anthropologie sociale, la construction des sociétés humaines ne pourrait se faire sans la transmission et donc sans un langage. Une société humaine met en commun les expériences de ses individus par le biais du langage qui lui permet de défier à la fois l'espace et le temps.

[modifier] La transmission orale

Malgré la prééminence actuelle de l'écrit, c'est par l'oralité que l'essentiel de la transmission et de la communication s'est faite dans l'histoire de l'humanité. Les récits mythiques étaient transmis oralement. Il est très probable qu' Homère n'ait fait, pour l'Iliade et l'Odyssée, que retranscrire des récits oraux anciens. Mais de façon plus générale, c'est l'ensemble des connaissances et des savoir-faire techniques qui ont fait l'objet de transmission orale encore jusqu'à une période récente.

Le rapport avec le sacré évoqué précédemment n'y est pas étranger. Les pythagoriciens partagent avec les druides celtes un enseignement strictement oral et secret et la pratique de l'initiation[14] . Les écoles compagnonniques issues des batisseurs de cathédrales en sont les héritières. Les maîtres-ouvriers ne tiennent pas leur savoir des livres.

L'oral et la mémoire sont peut-être plus puissants pour transmettre par delà l'espace et par delà le temps que toute écriture et tout support matériel périssable. Ils n'ont pas du moins les limites qu'on leur prête volontiers aujourd'hui. (voir Fanch Postic, Les passeurs de mémoire). [15]

[modifier] L'écrit

L'écriture a néanmoins permis de s'affranchir de la relation inter-individuelle, celle du maître et de l'apprenti, et démultiplié les possibilités de transmission et de conservation des connaissances. La fameuse bibliothèque d'Alexandrie est la représentation quasi mythique de la connaissance de l'humanité à l'époque de l'Antiquité. Tout chercheur du monde antique pouvait y mener ses recherches dans la langue grecque où la plupart des ouvrages étaient traduits. Ce trésor inestimable a malheureusement disparu.

L'imprimerie a constitué une nouvelle étape importante en multipliant le nombre de copies du même ouvrage et en rendant l'accès aux connaissances possible à un nombre toujours plus grand de personnes.

Aujourd'hui, le support électronique, la numérisation des ouvrages et l'internet, tendent à permettre un accès universel aux connaissances. Il n'en est néanmoins pas réellement ainsi.

[modifier] L'école

On a coutume de dire que les lois Jules Ferry (l'école gratuite, laïque et obligatoire) ont permis l'alphabétisation de la population française et, au delà, le partage par tous d'un minimum de connaissances communes. Le débat récurrent sur l'école - et le contenu de l'enseignement - montre néanmoins la difficulté qu'il y a pour une société à s'accorder sur ce que recouvrent les dites "connaissances". Cela conduit parfois jusqu'à une remise en question profonde du système éducatif moderne qui peut être accusé de "faire des têtes remplies de connaissances inutiles" mais non "bien faites" (voir Edgar Morin, La tête bien faite. Repenser la réforme. Réformer la pensée.)[16] ou encore de fabriquer des consommateurs passifs et non des citoyens doués de raison et de sens critique (voir Ivan Illich, Une société sans école). [17]

[modifier] Importance sociale accordée à la connaissance

Plusieurs approches sont possibles.

[modifier] Individuelle

Parmi les critiques faites à l'école (voir Ivan Illitch, op. cité), il y a celle de favoriser la compétition entre les élèves et la hiérarchie de la société. L'école apparaît alors avoir plus un objectif de sélection que d'éducation. Le classement des filières (littéraire, scientifique, technique) selon leur prestige et leurs possibilités de débouchés professionnels, la possession de diplômes plus ou moins bien "cotés", fait des connaissances acquises par chaque adolescent une sorte de passeport pour l'entrée dans la société des adultes.

L'importance que cela revêt aujourd'hui fait parler d' "ascenseur social" lorsque, grâce aux connaissances qu'il a acquises, un individu d'une catégorie sociale inférieure réussit à gravir les échelons de la société par la reconnaissance professionnelle et personnelle qu'il en tire.

[modifier] Patrimoniale et collective

On parle de patrimoine immatériel de l'humanité pour désigner l'ensemble des traditions, langues et cultures, savoir-faire artisanaux et expressions artistiques vivantes, en particulier lorsqu'elles appartiennent au domaine de la transmission orale.

L'UNESCO, après n'avoir longtemps tenu compte que du patrimoine matériel, s'y est intéressé tardivement, à la fin des années 90, et a adopté une convention, le 17 octobre 2003, qui reconnaît pleinement la valeur de ces savoirs.

texte de la convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel

Depuis 1950, le gouvernement du Japon attribue le titre de « Trésor national vivant » à des individus ou groupes reconnus comme porteurs d’un savoir-faire culturel immatériel important. Ce titre est attribué à des maîtres de métiers tels que la peinture sur bois, la fabrication de papier ou de sabres, la vannerie et la poterie, ainsi qu’à des acteurs et musiciens de spectacles traditionnels.

[modifier] Sociétés de la connaissance

Icône de détail Article détaillé : Société de la connaissance.

Certains sociologues et experts en gestion de connaissance appellent "société de la connaissance" les sociétés à forte diffusion et flux d'informations et de savoir.

[modifier] En économie

Icône de détail Article connexe : Economie du savoir.

Le noyau de l'économie de la connaissance est lié à l'appropriation des connaissances et à la production continuelle d'innovation. Tous les secteurs de la vie sociale qui concourent à la production de connaissances seraient les nouveaux centres du capitalisme cognitif.

[modifier] En droit

[modifier] Propriété intellectuelle

Icône de détail Article détaillé : Propriété intellectuelle.

La notion de propriété littéraire et artistique est ancienne. La Convention de Berne en a fixé un certain nombre de règles au plan international en 1886. Mais la notion de propriété intellectuelle, initialement plutôt liée au domaine artistique, s'est élargie dans les années 50 pour intégrer tous les outils de protection de la propriété industrielle : brevets, marques, dessins et modèles industriels... L'organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a été créée en 1967 (voir aussi l'INPI en France).

Cet aspect est un enjeu important des discussions qui ont lieu au sein de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), fortement poussées par les Etats-Unis dont l'économie en devient de plus en plus dépendante. On parle des ADPIC Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce ; en anglais TRIPS (Agreement on Trade-Related Aspects of intellectual Property Rights). L'Accord sur les ADPIC a pour but d'intégrer les droits de propriété intellectuelle (droits d'auteur, marques de fabrique ou de commerce, brevets, etc.) dans le système GATT/OMC. Il s'agit d'une partie de plus en plus importante du commerce international.

[modifier] Conflits entre approche patrimoniale et privée

C'est le cas notamment du conflit entre la dimension patrimoniale et collective des savoirs traditionnels et leur appropriation par le monde industriel.

On peut citer les affrontements entre l'Etat indien et les laboratoires pharmaceutiques au sujet de dépôts de brevets basés sur des usages traditionnels de la pharmacopée. L'OMC a été saisie à cette fin dès 2001 pour inclure une obligation de divulguer l'origine des ressources génétiques et des savoirs traditionnels dans les demandes de brevets. De façon plus générale se pose également le problème dit de la "brevetabilité du vivant".

L’Accord sur les ADPIC prescrit un réexamen de l’article 27:3 b) qui traite de la brevetabilité ou de la non-brevetabilité des inventions concernant les animaux et les végétaux, et de la protection des variétés végétales. Le paragraphe 19 de la Déclaration de Doha de 2001 a élargi la portée de la discussion. Il y est indiqué que le Conseil des ADPIC devrait aussi examiner la relation entre l’Accord sur les ADPIC et la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, la protection des savoirs traditionnels et du folklore. Source : OMC

Mais on peut aussi citer l'idée d'exception culturelle apparue lors des négociations dites du Cycle d'Uruguay (en anglais Uruguay Round) : Les biens culturels ne sont pas seulement des biens marchands. Ils véhiculent des contenus, des valeurs et des modes de vie qui sont partie prenante de l’identité culturelle d’un pays et reflètent la diversité créatrice des individus.

Voir En quoi consiste la doctrine de l’"exception culturelle" ? Questions/Réponses sur le site de l'UNESCO.

[modifier] En gestion des connaissances

Icône de détail Article détaillé : Gestion des connaissances.

Par ailleurs, en gestion des connaissances (appelée "Knowledge Management" (KM) par les anglo-saxons), on fait aussi la distinction entre :

  • une donnée, en général mesurable (ex: "il fait 15° dans cette pièce"),
  • une information correspondant à une donnée contextualisée (ex: "il fait froid dans cette pièce") et
  • une connaissance correspondant à l'appropriation et l'interprétation des informations par les hommes (ex: "pour avoir chaud, il suffit de monter le chauffage").

Dans les entreprises, la connaissance correspond à un capital de compétences que détiennent les hommes et les femmes dans différents domaines professionnels (ex: marketing, R&D, ingénierie, production, logistique, approvisionnements, commercial, juridique, ...) constituant le cœur de métier de l'entreprise (ex: "Créateur d'automobiles" pour Renault). Ces compétences doivent être gérées et capitalisées pour améliorer l'efficacité globale de l'entreprise. Des modèles méthodologiques de KM - tels que KnoVA[18], MKSM[19], MASK, ... - peuvent distinguer jusqu'à 6 types de connaissances pour décrire une compétence métier, représentative d'un savoir-faire professionnel particulier à une entreprise :

  • les connaissances contextuelles, décrivant la culture métier du savoir-faire à l'aide de contextes,
  • les connaissances opératoires, décrivant le processus métier du savoir-faire à l'aide d'activités,
  • les connaissances comportementales, décrivant l'expertise métier du savoir-faire à l'aide de règles,
  • les connaissances terminologiques, décrivant le vocabulaire métier du savoir-faire à l'aide de termes,
  • les connaissances singulières, décrivant l'expérience métier du savoir-faire à l'aide de cas,
  • les connaissances évolutives, décrivant l'évolution métier du savoir-faire à l'aide de feedbacks.

Par ailleurs, en gestion des connaissances, on fait aussi la distinction entre l'information, donnée brute, et la connaissance, qui est l'appropriation et l'interprétation des informations par les hommes (Jean-Yves Prax).[réf. nécessaire]

Dans les entreprises, la connaissance correspond au capital d'expertise que détiennent les hommes dans les différents domaines (marketing, R&D, achats, commercial, juridique...) qui constituent le coeur de métier de l'entreprise. Cette connaissance doit être gérée pour améliorer l'efficacité globale des entreprises.

[modifier] Notes et références

  1. Certaines formes de relativismes affirment que la connaissance n'est autre chose que ce qui est tenu pour connaissance par un individu ou une société donnée. Par exemple, ils diront que le fait que la Terre était au centre de l'Univers était une connaissance des Grecs, mais que ce n'est plus une connaissance dans la société moderne. Ces penseurs rejettent l'idée d'une notion objective de connaissance, ou que la connaissance implique la vérité. Une telle position a été défendue par les sociologues des sciences Barry Barnes et David Bloor, par exemple dans Barnes, B. and D. Bloor "Relativism, Rationalism and the Sociology of Knowledge", in M. Hollis and S. Lukes (éds.), Rationality and Relativism, Oxford, Blackwell, 1982, pp. 21-47.
  2. Bertrand Russell, Problèmes de philosophie, chap. 5.
  3. Ryle, Gilbert. Le concept d'esprit
  4. Voir par exemple Armstrong, David M., Belief, Truth and Knowledge, Cambridge University Press, 1973, pp.137-150. Certains philosophes soutiennent qu'il existe néanmoins une notion faible de connaissance qui est identique à la croyance vraie: voir notamment A. I. Goldman, Pathways to Knowledge, Oxford University Press, Oxford, 2002, p.183. L'idée que la connaissance est juste la croyance vraie a été défendue par C. Sartwell, "Why Knowledge Is Merely True Belief", The Journal of Philosophy 89(4), pp. 167–180.
  5. Descartes, Méditations Métaphysiques.
  6. Par exemple R. M. Chisholm, Perceiving, 1957.
  7. K. Lehrer, Theory of Knowledge.
  8. A.I. Goldman, Epistemology and Cognition, Harvard University Press, Cambridge, MA, 1986.
  9. P. Unger, "Knowledge as non-accidentally true belief", 1968.
  10. Gérard Mendel, La chasse structurale, Payot, Paris, 1977 (ISBN 2-228-33280-1)
    Sous-titré Une interprétation du devenir humain
  11. Philippe Descola, Par delà nature et culture, Gallimard, 2005 (ISBN 2-07-077263-2)
    L'anthropologie n'a pas encore pris la mesure de ce constat : dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d'universalité naturelle - elle perpétue une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l'économie.
  12. Mircea Eliade, Le sacré et le profane, Gallimard, 1965 (ISBN 2-07-032454-0)
  13. Mircea Eliade, Le sacré et le profane, Gallimard, 1965 (ISBN 2-07-032454-0)
  14. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986, (ISBN 2-85882-920-9).
  15. Fanch Postic, Les Passeurs de Mémoire [avec D. Laurent et P. Prat], Manoir de Kernault, Mellac, 1996.
  16. Edgar Morin La tête bien faite. Repenser la réforme. Réformer la pensée. Paris, Seuil, 1999.
  17. Ivan Illich, Une société sans école, Seuil, 1971 (titre original: Deschooling Society)
  18. Patrick Serrafero, "Vers la mesure de la quantité de connaissance et de compétence industrielle: le modèle KnoVA.", 1er Colloque Gestion des Compétences et des Connaissances en Génie Industriel, 2002, Nantes.
  19. Jean Louis Ermine et als, "MKSM : Méthode pour la gestion des connaissances", Ingénierie des systèmes d'information", AFCET, ­Hermès, 1996, Vol. 4, n° 4, pp. 541-575.

[modifier] Voir aussi

Sur les aspects philosophiques

Sur les aspects économiques, sociaux, de gestion

Sur les types de connaissance

Sur les branches de la philosophie et sur la science

Domaines particuliers

[modifier] Liens externes

  • Epistemologie Site de Julien Dutant sur la philosophie de la connaissance (glossaire, bibliographie)