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Gerda Taro

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Gerda Pohorylles, dite Gerda Taro, née le 1er août 1910 à Stuttgart, Allemagne, morte le 28 juillet 1937 à l'Escorial en Espagne est une photographe allemande connue notamment pour ses reportages sur la Guerre d'Espagne.

Ses convictions politiques antifascistes allaient de pair avec son engagement artistique.

[modifier] Biographie

Fille d'une famille modeste de commerçants juifs immigrés de Galicie, elle bénéficie d'une éducation bourgeoise et artistique. Sa famille, endettée, déménage à Leipzig vers 1930.

Elle y fait la connaissance d'un étudiant en médecine, Georg Kuritzke, qui lui confirme ses intuitions révolutionnaires. L'arrivée de Hitler au pouvoir et la répression contre les opposants et les juifs la contraignent à l'exil. Elle s'installe à Paris fin 1933 avec son amie Ruth Cerf. Gerda ne trouve que des travaux occasionnels de secrétaire, et passe une partie importante de sa vie dans les cafés du quartier Montparnasse, notamment Le Dôme, où bon nombre d'artistes, d'intellectuels venaient se réchauffer, manger, car la France suite aux grandes crises mondiales avait du mal à se remettre.

Elle y anime le groupe Leipziger Kreis avec Trudel Frank-Fromm, Ruth Cerf et Willi Chardack, groupe qui se réunit au Café Capoulade sur le boulevard Saint-Michel, auquel participent les membres du S.A.P en exil (dont Willy Brandt).

Elle travaille ensuite comme assistante à l'agence Alliance-Photo créée par María Eisner, Pierre Verger et Pierre Boucher et fait la connaissance du photographe d'origine hongroise Robert Capa (alors Endre Ernő Friedmann), avec qui elle aura une romance et qui jusqu'à la fin de sa vie ne cessera de penser à elle.

Leurs carrières ne décollent pas vraiment jusqu'au subterfuge qui lança la carrière de celui-ci, l'"invention" du photographe américain "Robert Capa". C'est Gerda qui vendra avec talent les clichés du photographe.

Sa première carte de presse date du 4 février 1936, délivrée par A.B.C.-Press-Service, une agence de photo d'Amsterdam.

Dès le début de la guerre d'Espagne, Gerda et Robert Capa suivent les combats des Brigades internationales aux côtés des combattants républicains. Capa y gagnera une reconnaissance mondiale, Gerda restant dans son ombre.

Lors des violents combats autour de Madrid, elle est écrasée par un char républicain près de Brunete et meurt à l'hôpital de l'Escorial le lendemain, 28 juillet 1937 où Rafael Alberti et son épouse, amis, iront reconnaître le corps.

Sa notice nécrologique dans la revue Ce Soir:

« Notre reporter photographe Gerda Taro a été tuée près de Brunete où elle avait assisté à la bataille. Un tank républicain tamponna la voiture sur le marchepied de laquelle elle était montée pour quitter le village tombé aux mains des insurgés. »

Elle fut la première femme photographe tuée au combat.

Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise, division 97. Son enterrement le 1er août 1937, en présence de milliers de personnes, devient une manifestation antifasciste. Son éloge funèbre est prononcé par Pablo Neruda et Louis Aragon.

En 1938, Robert Capa publiera en sa mémoire Death in the Making, rassemblant des photos réalisées en commun.

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Irme Schaber: Gerda Taro: Fotoreporterin im spanischen Bürgerkrieg
  • François Maspero : L'ombre d'une photographe, Gerda Taro, Le Seuil, 2006