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Grec ancien

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Pour les articles homonymes, voir Grec.
  Grec ancien
(Ἀρχαία Ἑλληνική)
 
Parlé en Grèce, Chypre, et divers autres pays
Région Europe, Asie Mineure
Nombre de locuteurs inconnu
Typologie SVO [1]
Classification par famille

 -  Langues indo-européennes
    -  Langues helléniques
          -  Groupe ionien-attique
             -  Grec ancien (attique)

(Dérivée de la classification SIL)
Statut officiel et codes de langue
Officielle
en
ISO 639-1
ISO 639-2 grc
ISO/DIS
639-3
(en) grc
type : L (langue vivante)
étendue : I (langue individuelle)
SIL GKO
Échantillon

Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français)
Traduction indicative et non officielle

Μέρος αʹ

Πάντες οἱ ἄνθρωποι γίγνονται ἐλεύθεροι καὶ ἴσοι τὴν μὲν ἀξίαν, τὰ δὲ δικαῖα. Κατὰ δὲ φύσιν ἔχουσι τὸν λόγον καὶ τὴν σύνεσιν, καὶ δεῖ αὐτοὺς πρὸς ἀλλήλους προσφέρεσθαι τῇ οἰκειότητι χρώμενοι.

Voir aussi : langue, liste de langues, code couleur
Histoire de la
langue grecque

(voir aussi : alphabet grec)
Proto-grec (vers 2000 av. J.-C.)
Mycénien (vers 1600–1100 av. J.-C.)
Grec ancien (vers 800–300 av. J.-C.)
Dialectes :
éolien, arcado-cypriote, ionien-attique,
dorien, pamphylien ; grec homérique.
Dialecte possible : ancien macédonien.

Koinè (dès 300 av. J.-C.)
Grec médiéval (vers 330–1453)
Grec moderne (dès 1453)
Dialectes :
cappadocien, crétois, chypriote,
démotique, griko, katharévousa,
pontique, tsakonien, yévanique

Le grec ancien (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα / hê hellênikề glỗtta) est l’étape historique de la langue grecque qui dure entre les IXe et IVe siècles av. J.-C.

Sommaire

[modifier] Les dialectes

Distribution des dialectes grecs autour de -400.
Distribution des dialectes grecs autour de -400.

À l’origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique.

Parler du grec ancien n’a pas grand sens si l’on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d’Athènes. L’attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l’influence d'Alexandre le Grand, l’utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c’est le sens de l'adjectif κοινός koinós) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l’Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l’Empire romain d'Orient, avant de continuer d’évoluer pour donner naissance au grec moderne d’aujourd’hui.

[modifier] Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre pour transcrire du Grec et de l'étéo-chypriote (une langue non indo-européenne partiellement déchiffrée, apparentée à l'étéo-lemnien et à l'étrusque). Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas).

Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, mais n'ont vraisemblablement pas servi à noter du grec :

  • le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
  • le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
  • le disque de Phaistos (datation discutée) comporte une écriture sans autre exemple ;
  • le cypro-minoéen, quelquefois appelé linéaire C, (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A ; ce syllabaire servait probablement à noter une forme primitive d'étéo-chypriote.

Toutes ces écritures étaient vraisemblablement de nature syllabique.

C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du IXe siècle av. J.-C. ou du VIIIe siècle av. J.-C. puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte

L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

[modifier] Phonologie

Icône de détail Article détaillé : Prononciation du grec ancien.
Les 9 premiers vers de L'Odyssée d'Homère
Les 9 premiers vers de L'Odyssée d'Homère

Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes.

En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

[modifier] Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

[modifier] Système nominal

Icône de détail Article détaillé : Déclinaisons du grec ancien.

Les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé/inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés.

On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés.

[modifier] Système verbal

Icône de détail Article détaillé : Conjugaisons du grec ancien.

Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur simple, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur.

Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué.

Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme.

En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

[modifier] Syntaxe

Particularités de la négation en grec ancien : voir Négation (linguistique).

Le grec ancien se caractérise également par le maintien d’une règle ancienne, issue de l’indo-européen, qui stipule qu’un verbe dont le sujet est un nom neutre pluriel se conjugue non pas au pluriel, mais au singulier. Voir l’article consacré à la règle dite « Τὰ ζῷα τρέχει ».

[modifier] Influence du grec ancien sur les langues modernes

[modifier] Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

[modifier] Mots courants

Des mots comme « boutique », « caractère » ou « beurre » viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d’autres langues, comme l’occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d’entre eux : ἀποθήκη / apothếkê, χαρακτήρ / kharaktếr et βούτυρον / boúturon.

[modifier] Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l’omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d’un texte de Xenophón Zolótas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d’origine grecque :

« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique […] »

[modifier] Divers

La Wikiversité possède des cours sur « Grec ancien ».

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Test-Wikipedia en Grec ancien
  • Blog sur le grec , Tres instructif (je suis professeur de grec ) http://helleniste-jasa77.skyrock.com/
  • Vive-le-grec.com - Bon site pour apprendre les bases du Grec Ancien, l'alphabet (apprendre à tracer les lettres), de nombreuses versions, du vocabulaire, les conjugaisons, les déclinaisons...
  • Les Auteurs latins, Les Auteurs grecs - Nombreux textes latins en juxtalinéaire (c'est-à-dire avec une traduction phrase par phrase). Une bonne façon d'apprendre la latin pour les débutants.
  • Strongs bibliques recherche de l'origine d'un mot grec biblique (6000 entrées)