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Ido

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir Ido (homonymie).
  Ido
(Ido)
 
Parlé en Monde
Région
Nombre de locuteurs estimé entre 2 000 et 5 000 (les estimations varient beaucoup)
Classification par famille

Langue construite

(Dérivée de la classification SIL)
Statut officiel et codes de langue
Officielle
en
Aucun pays
Régi par Uniono por la Linguo Internaciona Ido
ISO 639-1 io
ISO 639-2 ido
ISO/DIS
639-3
(en) ido
SIL
Échantillon

Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français)

Omna homi naskas libera ed egala relate digneso e yuri. Li es dotita per raciono e koncienco e devas agar vers l'una l'altra en spirito di frateso.

Voir aussi : langue, liste de langues, code couleur

L'ido est une langue construite issue de l'espéranto (ido signifie « fils/fille, descendant » en espéranto, on utilise aussi le terme d'« Espérantide »). Après avoir souffert une désaffection après les années 1920 il peut être utilisé aujourd'hui par environ 2 000 locuteurs dans le monde (les estimations varient beaucoup). Quelques revues sont publiées en ido. Le wikipédia en ido contient un peu plus de 15 000 articles et le wiktionnaire en ido un peu plus de 130 000 articles.

Sommaire

[modifier] Historique

La langue ido fut créée au début du XXe siècle. Plusieurs décennies de travail sur les langues artificielles ont cependant précédé sa création. C'est pourquoi il convient de citer quelques-uns des précurseurs dans ce domaine, parmi les plus illustres : Pascal, Descartes, Leibniz, et surtout le père Johann Martin Schleyer, l'inventeur du volapük, et le Dr. Lejzer Ludwik Zamenhof, père de l'espéranto.

C'est une rencontre de plusieurs partisans des langues artificielles, au début du XXe siècle, qui donna naissance à la langue ido. Cette rencontre est connue sous le nom de « Délégation ». Elle se réunit pour la première fois en 1900, et un comité fut fondé en 1907. Ce comité comprenait d'éminents linguistes, des scientifiques et des philosophes. Ils parvinrent rapidement à la conclusion qu'il n'existait que deux projets de langue internationale dignes d'intérêt. Le premier était l'espéranto, inchangé depuis son apparition en 1887 ; le second était une langue appelée Idiom Neutral, qui avait été développée par l'ancienne Académie du Volapük. La Délégation décida finalement de choisir l'espéranto, mais en appliquant des réformes définies par le projet « ido ». Ce projet, d'auteur anonyme au moment de sa présentation, résumait les projets précédant la Délégation. Cette réforme prenait également en compte les progrès linguistiques effectués par l'Idiom Neutral.

Après la Première Guerre mondiale, Ric Berger, un professeur suisse, étudia la correspondance de Louis Couturat. Il découvrit que ce dernier était l'auteur « anonyme » de l'ido. En étant membre de la Délégation, Louis Couturat se trouvait, au moment de la proposition, à la fois juge et partie. Comme il n'avait pas officiellement le droit de proposer un projet, l'ido fut d'abord présenté comme l'œuvre d'un auteur anonyme. Après l'acceptation du projet ido, c'est Louis de Beaufront qui revendiqua la paternité de l'ido, prenant ainsi la place de Louis Couturat. Il apparaît ainsi que la naissance de l'ido est controversée et empreinte de tractations. (On lira à ce sujet, en novial, le témoignage du linguiste Otto Jespersen, membre de la Délégation).

Photographie d'un congrès international idiste à Dessau, en Allemagne, 1922.
Photographie d'un congrès international idiste à Dessau, en Allemagne, 1922.

Le philosophe français Louis Couturat et ses collègues, dont Louis de Beaufront, travaillèrent au perfectionnement du système. Un schisme s'ensuivit parmi les espérantistes. La plupart restant dévoués au « Fundamento » du Dr. Zamenhof, qui fixait définitivement les règles de l'espéranto. Certains traits de l'espéranto, jugés gênants par les partisans de l'ido, ont été éliminés : le j du pluriel (critiqué comme « lourd », « peu naturel » et utilisé dans aucune autre langue, bien qu'il y ait une ressemblance avec le grec ancien); l'accord de l'adjectif avec le nom en cas et en nombre; les terminaisons obligatoires pour l'accusatif; et les lettres accentuées difficiles à imprimer à cette époque. Louis Couturat révisa en outre intégralement le système de dérivation de l'espéranto, pour produire un système différent, chaque affixe ayant une signification définie ne pouvant pas être « déformée ».

[modifier] Principales différences entre l'ido et l'espéranto

[modifier] Éviter les comparaisons à des fins partisanes

En dépit des différences, chacune des deux langues a ses propres mérites. Par exemple, l'ido serait plus adapté à cause de sa plus grande précision, notamment parmi les verbes, comme pour les traductions entre deux ou plusieurs langues ou au niveau pédagogique. En revanche, l'espéranto jouit d'un réseau social beaucoup plus développé. Elles ont chacune suffisamment de locuteurs¹ pour prétendre à une existence propre, ce qui les classe non pas dans la catégorie « projets linguistiques à comparer », mais plutôt dans la catégorie « langues vivantes à étudier ».

Plusieurs sujets (dont le nombre de locuteurs) sont disputés entre espérantistes et idistes se croyant en compétition². Le fait que les deux langues soient similaires et partagent un but commun peut en égarer certains d'un idéal altruiste. Aucune des deux langues n'est en déclin, et que la perte de l'une ou l'autre serait sans doute un échec pour ceux souhaitant que les peuples disposent de langues secondes faciles à apprendre pour communiquer entre eux.

¹ Les estimations les plus pessimistes indiquent environ 2 000 locuteurs possibles pour l'ido et plus de 100 000 pour l'espéranto.

² Plusieurs idistes nomment exagérément l'ido « espéranto réformé » ou « espéranto amélioré ».

[modifier] Alphabet

L'alphabet de l'espéranto comporte six lettres diacritiques (ĉ,ĝ,ĥ,ĵ,ŝ,ŭ), dont trois sont propres à l'espéranto. L'ido utilise les 26 lettres de l'alphabet latin, sans lettres diacritiques. Si cette différence était majeure à une certaine époque, elle est moins importante aujourd'hui puisque l'informatique permet d'insérer les lettres particulières (ĉ,ĝ,ĥ,ĵ,ŝ,ŭ) qu'utilise l'espéranto, grâce entre autres aux caractères Unicode.

En contrepartie de cette simplification, en ido, quelques lettres peuvent avoir deux prononciations différentes selon qu'elles sont utilisées seules ou dans un digramme, alors qu'en espéranto une lettre se prononce toujours de la même manière.

[modifier] Accord des adjectifs

l'ido n'impose pas l'accord en genre et en nombre entre le nom et l'adjectif. L'espéranto pratique l'accord en nombre et en cas entre le nom et l'adjectif.

[modifier] Accusatif

L'espéranto exige que les compléments d'objet direct prennent un n final pour indiquer l'accusatif. L'ido permet l'utilisation de cette caractéristique quand l'objet ne suit pas le sujet afin d'éviter l'ambiguïté, mais dans toutes les autres situations l'accusatif a été éliminé par souci de simplicité grammaticale.

[modifier] Neutralité des genres de l'ido

Les mots en ido sont neutres de genre par défaut. Par exemple, frato exprime à la fois un frère ou une sœur (les anglophones utilisent le terme sibling). En ido, on utilisera le suffixe -ino pour préciser le féminin (fratino, sœur) et -ulo pour préciser le masculin (fratulo, frère). En espéranto, les termes sont par défaut de genre masculin. Ainsi frato veut dire frère et fratino veut dire sœur (le féminin de frère). Pour exprimer cette neutralité en espéranto, on sera obligé d'utiliser le préfixe ge- et le pluriel.

Sur ce point, on peut qualifier l'espéranto de sexiste, puisque le masculin l'emporte sur le féminin. Une modification de l'espéranto, voisine de celle mise en place par l'ido, est proposée par le riisme.

[modifier] Économie des radicaux de l'espéranto

L'ido utilise parfois plus de radicaux que l'espéranto. En ido, genitoro veut dire parent. Bien qu'il soit possible d'utiliser genitorulo et genitorino, il est plus courant d'utiliser patro pour père et matro pour mère. Ces radicaux particuliers possèdent un genre intrinsèque. C'est une voie que ne prend pas l'espéranto qui utilise un seul radical dans ce cas : patro pour père, patrino pour mère (féminin de père) et gepatroj pour parents. Le préfixe ge- exprime les deux genres en espéranto.

En utilisant un seul radical, l'espéranto allège la mémoire et facilite l'apprentissage ; au contraire, l'ido augmente le nombre de radicaux à apprendre et nécessite donc un effort de mémorisation supplémentaire.

[modifier] Noms personnels

L'ido ne traduit pas les noms personnels. John Lennon restera écrit de la même manière. Pour les noms utilisant un alphabet autre, on tentera d'écrire en ido le mot de manière à s'approcher le plus près possible de sa phonétique originale. L'espéranto, pour sa part, tend à traduire les noms personnels et les lieux puis les écrire avec une majuscule. Par exemple, John deviendra Johano en espéranto.

1) problèmes d'écriture et de lecture

Cette manière de faire de l'ido a le mérite de permettre de reconnaitre instantanément les nom internationaux. Mais elle pose aussi le problème des mots dérivés de ces nom personnels, ce qui fait qu'en ido tous les mots dérivés de noms personnels auront leur orthographe d'origine qu'il faudra savoir prononcer.

Exemples :

français Shakespeare-----Shakespearien (dans le sens à la manière de Shakespeare)

espéranto Ŝekspiro----Ŝekspire

ido Shakespeare ------Shakespeare

Comme on le voit dans l'exemple, un espérantophone saura comment se lit le mot dérivé ; par contre, un idiste ne le saura pas car dans le cas des noms personnels on utilise l'orthographe d'origine.

Cette manière de faire (orthographe d'origine) pose un autre problème pour les noms se terminant par des voyelles car il peut y avoir des problèmes pour les dériver.

Enfin, cette manière de faire engendre une multitude de règles d'accord, selon que le nom d'origine se termine par une consonne ou une voyelle.

[modifier] L'accent tonique

Il est fixe en espéranto (toujour sur l'avant dernière sylable) au contraire en ido il est variable suivant les mots

[modifier] Phonétique et prononciation

L'alphabet de l'Ido comporte 26 lettres. Chaque lettre a un seul son sauf dans les cas particuliers des digrammes et de certaines paires de voyelles. On notera que deux consonnes ou deux voyelles identiques accolées dans un même mot se prononcent séparément (exemples : ek-kurar, ne-eleganta). Il n'y a pas de lettre muette.

[modifier] Les 5 voyelles

  • a : comme a dans vague;
  • e : prononciation intermédiaire entre 'é' et 'è'.
  • i : comme i dans livre;
  • o : comme o dans dos;
  • u : comme ou dans trou, jamais comme u dans prune.

[modifier] La semi-voyelle

  • w : toujours comme ou dans oui, jamais comme v dans vache.

[modifier] Les 19 consonnes

Les consonnes suivantes ont la même prononciation qu'en français : b, d, f, j, k, l, m, n, p, q, t, v, z. Les autres consonnes se prononcent ainsi :

  • c : 'ts' comme ts dans tsétsé (ex.: ca [tsa]).
  • g : toujours comme dans gare, jamais comme dans gendre.
  • h : toujours expiré.
  • r : légèrement roulé comme en italien.
  • s : toujours comme dans sol, jamais comme dans rose.
  • x : 'ks' comme dans taxi, jamais comme dans xylophone ni comme dans deuxième.

[modifier] La semi-consonne

  • y : toujours comme dans yaourt ou yoga, jamais comme dans dynastie.
bilabiale labio-
dentale
alvéolaire post-
alveolaire
palatale vélaire glottale
occlusive p b   t d     k g  
nasale   m     n        
battue       ɾ        
fricative   f v s z ʃ ʒ     h  
affriquée     ʦ   ʧ        
latérale       l        
spirante           j    

[modifier] Les digrammes

L'association de leurs deux lettres modifie la prononciation de l'ensemble et constitue un seul phonème :

  • sh : comme ch dans chateau ou chemin.
  • ch : comme tch dans tchèque.

[modifier] Les diphtongues

Ce sont des syllabes qu'on prononce en faisant entendre, d'une seule émission de voix, le son de deux voyelles :

  • au : 'aw' (exemple : Australia) uniquement dans les radicaux
  • eu : 'èw' uniquement dans les radicaux

Important : si l'assemblage du a et du u ou du e et du u résulte du rapprochement d'un préfixe ou d'un suffixe avec un radical, les lettres doivent être prononcées séparément (exemples : neutila [ne-utila], et kreuro [kre-uro] alkaliizar [alkali-izar]).

[modifier] Prononciations particulières

Dans les couples de lettres suivants, la lettre u est prononcée 'w' :

  • qu : 'kw' comme qu dans quoi (nota : la lettre q est toujours suivie de la lettre u).
  • gu : 'gw' comme gou dans gouaille

Certaines paires de voyelles sont fondues en un seul phonème si elles font partie du même radical ou si elles terminent un mot :

  • ia : 'ya' (exemple : fantazia)
  • ie : 'ye' (exemple : samdie)
  • io : 'yo' (exemple : melodio)
  • ii : 'yi' (exemple : folii)
  • ua : 'wa' (exemple : vakua)
  • uo : 'wo' (exemple : portuo)
  • ue : 'wé' (exemple : precipue)

[modifier] L'accent tonique

L'accent tonique se situe

  • sur la dernière syllabe de l'infinitif présent, passé ou futur (exemples : studiAR, veNIR, dikTOR).
  • sur l'avant-dernière syllabe de tous les autres mots (exemples : aMAta, epeREble, maSHIno).

excepté si le mot se termine par une paire de voyelles (éventuellement suivi d'un s final) dont la première est i ou u, dans ce cas l'accent tonique est reportée sur la syllabe précédente (exemples : RAdio, akaDEmio, REvuo, STUdias).

[modifier] Les syllabes

Les syllabes des mots sont séparées de telle manière que chacune de celles-ci débutent par une consonne, soit par une paire de voyelles formant un seul phonème et succédant à une voyelle (excepté pour les digrammes au et eu) et se terminent par une voyelle sauf dans les cas qui suivent. Les groupes de consonnes bl, br, dr, Il, fr, gl, gr, pl, pr, sk, skr, tr restent obligatoirement liées. Néanmoins, la première syllabe peut débuter par une voyelle et la dernière syllabe peut finir par une consonne.

Exemples : al-tra, ka-ta-iep-sio, trans-mu-tar, ren-ver-sar, pro-pn-e-tar-io, sen-su-a-ia, sa-tur-di-o, mi-nu-ci-oza, pe-n-o-do, glav-ier-o, ka-ye-ru-o, klo-a-ko, no-ta-ri-e-so, reu-ma-tiz-mo-za, ne-per-fek-ta, in-sul-tan-ta, ka-rak-te-re-zi-va, kom-pen-so, kon-tin-gen-to, cha-gre-ni-gar, kon-glo-me-ra-to, pen-si-o-nar, bom-bar-dar, de-part-men-to, dik-ta-tor-o, ex-pan-sar, kon-flik-tar, kon-ster-no, ma-nu-skrip-to, mo-ske-o, per-spek-ti-vo, pro-to-plas-mo, pro-te-stan-ta, pa-tn-mon-io, pa-ra-fra-zo, pro-ble-mo, kon-struk-tar, es-ka-dro-no, a-stro-io-go, cir-kum-fle-xo.

[modifier] Grammaire

La grammaire de l'ido est régulière, simple et comporte très peu d'exceptions (voir le paragraphe sur l'accent tonique ci-dessus).

[modifier] Radicaux / terminaisons

Les mots en ido sont formés à partir d'un radical et d'une terminaison. La terminaison indique la nature du mot. Ainsi tous les noms se terminent par -o, les adjectifs par -a, les verbes à l'infinitif par -ar, etc. Les mots peuvent être combinés à des préfixes ou des suffixes. Voici quelques terminaisons, incluant les principaux temps de verbe :

Forme grammaticale Ido Français
Nom au singulier -o (libro) livre
Noms au pluriel -i (libri) livres
Adjectif -a (varma) chaud
Adverbe -e (varme) chaudement
Infinitif -ar (irar) aller
Présent -as (iras) vais, allons
Passé -is (iris) suis allé, sommes allés
Futur -os (iros) irai, irons
Impératif -ez (irez) va!
Conditionnel -us (irus) irais, irions

Les verbes en ido ont une terminaison régulière. Ainsi la terminaison -as sera la même pour toutes les personnes : je, tu, il / elle, nous, vous, ils / elles.

[modifier] Pronoms

Pronoms
singulier pluriel
première deuxième troisième première deuxième troisième
masculin féminin genre neutre masculin féminin genre neutre
Français je tu il elle il / elle nous vous ils elles ils / elles
Ido me tu il(u) el(u) lu ni vi ili eli li

Vu s'emploie par politesse ou par déférence, comme pronom de la seconde personne du singulier, au lieu de tu.

A la troisième personne, on peut utiliser ol(u) au singulier et oli au pluriel pour désigner une (des) chose(s) ou un (des) animal(aux).

L'ido possède un pronom sans distinction de genre que nous ne possédons pas en français (l'emploi du masculin prévalant dans l'ambiguïté en français). Ainsi en ido, si l'on ne désire pas spécifier le genre (ou s'il est inconnu), on utilisera le pronom lu au singulier et li au pluriel (non spécifique ou groupe mixte).

[modifier] Syntaxe

L'ordre des mots dans une phrase est en général : sujet, verbe, complément(s).

  • Les adjectifs peuvent être mis avant le nom comme en anglais, ou après le nom, comme en français. libro blua et blua libro sont permis.
  • L'ido place la terminaison -n pour marquer l'accusatif dans les cas où il pourrait y avoir ambiguïté. Exemple de l'utilisation de la terminaison -n : La blua libron me havas.

La négation est indiqué par le mot ne en avant du verbe. Me ne havas libro se traduit par « Je n'ai pas de livre », et ainsi de suite pour : Me ne... (Je ne...), Il ne (Il ne...), et Li ne (Ils ne...). Et de même qu'au passé et au futur : Me ne iris (Je ne suis pas allé), Me ne iros (Je n'irai pas).

Une question commence par ka : Ka me havas libro ? (Est-ce que j'ai un livre ?). La question se termine par un point d'interrogation, comme en français.

[modifier] Vocabulaire

[modifier] Comparaisons / origines

Les racines de la langue ido proviennent en grande partie des langues : française, italienne, espagnole, anglaise, allemande et russe.

Voici un tableau de comparaison avec ces six langues :

ido anglais italien français allemand russe espagnol
bona good («bonus») buono bon gut («Bonus») khoroshiy (dobriy) bueno
donar give («donate») dare («donare») donner geben darit dar, donar
filtrar filter filtrare filtrer filtern filtrovat filtrar
gardeno garden giardino jardin Garten ogorod jardín
kavalo horse («cavalry») cavallo cheval Pferd («Kavallerie») kobyla caballo
maro sea («marine») mare mer Meer more mar
naciono nation nazione nation Nation natsija nación
studiar study studiare étudier studieren izuchat, shtudirovat estudiar
yuna young («juvenile») giovane jeune jung yunyi joven

[modifier] Nombres

  • 0 = zero | 1 = un | 2 = du | 3 = tri | 4 = quar | 5 = kin | 6 = sis | 7 = sep | 8 = ok | 9 = non
  • 10 = dek | 100 = cent | 1 000 = mil | 1 000 000 = milion | 1 000 000 000 = miliard
  • 11 = dek-e-un | 12 = dek-e-du | 14 = dek-e-quar | 16 = dek-e-sis
  • 20 = duadek | 70 = sepadek | 10 000 = dekamil | 100 000 = centamil
  • 7 123 456 = sep milion cent duadek-e-tri quaracent kin-e-sis

[modifier] Couleurs

Français blanc bleu brun jaune gris noir pourpre orange rouge rose vert violet
Exemple
Ido blanka blua bruna flava griza nigra purpura oranjea reda rozea verda violea

[modifier] Exemples

[modifier] Mea vido-cirklo (horizonto)

Traduction d'une chanson interprétée par le barde russe Alexander Sukhanov des vers du poète russe Yunna Morits.

Me nule savas la Angla, la Franca, la Greka,
Mea vid-cirklo do restas sat mikra e streta -
En mea vid-cirklo trovesas nur flori, arbori,
Nur tero e maro, aero, fairo, amoro.
Me nule savas la Dana e la Portugala,
Mea vid-cirklo restas sat infantala -
Nur joyi rapide pasant', bruligiva aflikto,
Nur esperi, e timi noktal' es en mea vid-cirklo.
Me savas nek la Sanskrito e nek la Latina,
Mea vid-cirklo es ancien-mod' quale tino
Nur morto e nasko homala, nur grani ed astri
Aden mea vid-cirklo penetras e standas sat mastre.
Mea savo artala esas fakultativa.
Mea vid-cirklo restas presk' primitiva -
En olu es nia afero intima, interna
Por ke kun homaro la Tero flugadez eterne.
Mea vid-cirklon restriktas nur timi, esperi,
En olu trovesas nur amo, nur maro e tero.
Aden mea vid-cirklo penetras e standas sat mastre
Nur morto e nasko homala, nur grani ed astri.

[modifier] La Princeto (Le Petit Prince)

Extrait du chapitre 17 de la traduction du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry.

CHAPITRO XVII

(...)
–Bona nokto ! –dicis la surprizata princeto.
–Bona nokto ! –dicis la serpento.
–Adsur qua planeto me falis ? –questionis la princeto.
–Adsur Tero, sur Afrika. –respondis la serpento.
–Ha !... Kad esas nulu sur Tero ?
–To esas la dezerto, e nulu esas sur la dezerti. Tero esas tre granda –dicis la serpento.
La princeto sideskis sur stono e levis lua okuli a la cielo.
–Me questionas a me –lu dicis- ka la steli intence brilas por ke uladie singlu povez trovar sua stelo. Videz mea planeto, olu esas exakte super ni... ma tre fore !
–Olu esas bela planeto –dicis la serpento-. Por quo vu venis adhike ?
–Esas chagreneto inter floro e me –dicis la princeto.
–Ha ! –dicis la serpento.
E la du permanis silence.
–Ube esas la personi ? –klamis fine la princeto-. Onu esas kelke sola sur la dezerto...
–Inter la personi onu anke esas sola –dicis la serpento.
La princeto regardis la serpento longatempe.
–Vu esas stranja animalo ! –dicis la princeto-. Vu esas tam tenua kam fingro...
–Yes, ma me esas plu potenta kam fingro di rejo –dicis la serpento.
La princeto ridetis.
–Me ne kredas ke vu esas tre potenta, mem vu ne havas pedi... nek vu povas voyajar...
–Me povas transportar vu plu fore kam navo -dicis la serpento.
Ed olu spulis la maleolo di la princeto, same kam ora braceleto.
–Ta quan me tushas retroiras a la tero deube lu venis. Ma vu esas pura e vu venas de stelo...
La princeto nulon respondis.
–Me kompatas vu, qua esas tante sola sur ta harda granita Tero. Me povas helpar vu se vu sentas nostalgio a vua planeto. Me povas...
–Ho ! –dicis la princeto-. Me bone komprenis, ma pro quo vu sempre parolas enigmatoze ?
–Me solvas omna enigmati –dicis la serpento.
E la du permanis silence.

[modifier] Publications

Kuriero Internaciona est un magazine publié en France. Adavane! est un magazine bimestriel publié en Espagne. Progreso est la revue officielle du mouvement idiste.

L'encyclopédie Wikipédia en langue ido (Wikipedio) compte plus de 14 000 articles (octobre 2006) et le Wiktionnaire en langue Ido (Wikivortaro) compte plus de 100 000 entrées (janvier 2007).

[modifier] Recensement

À ce jour, il n'existe pas d'étude reconnue permettant de dénombrer le nombre d'idophones dans le monde. Les estimations avancées jusqu'ici, semblent provenir de ratios observés à divers endroits entre idistes et espérantistes. Par exemple, une observation ¹ faite sur le site Polyglot en novembre 2006 indique que :

  • 800 membres de ce site désirent apprendre l'espéranto ;
  • 32 membres désirent apprendre l'ido ;
    • pour un ratio d'environ 1 futur idophone pour 25 futurs espérantophones (4%);
  • 255 membres sont disposés à enseigner l'espéranto ;
  • 8 membres sont disposés à enseigner l'ido ;
    • pour un ratio d'environ 1 idophone pour 32 espérantophones (3,1%).

Parmi les membres désirant apprendre l'ido on remarque qu'environ un tiers s'intéresse aussi à l'espéranto et deux-tiers à l'ido seulement. Bien entendu, l'observation faite sur ce site réunissant des personnes intéressées à l'apprentissage d'une langue étrangère, ne témoigne pas du niveau de maîtrise de leur langue par les locuteurs.

Toutefois, bien qu'aucune valeur scientifique ne puisse y être associée, cette observation semble confirmer les diverses estimations. En prenant le nombre le plus conservateur d'espérantistes (100 000) et une proportion de 1 idophone pour 32 espérantophones, on se retrouve à l'intérieur de ces estimations, indiquant qu'il y aurait entre 2 000 et 5 000 idophones dans le monde.

¹ Les annonces pour enseigner ou apprendre l'une des deux langues ont été publiées de juin 2003 à novembre 2006 avec une tendance à la hausse pour les deux langues. Quatre recherches ont été effectuées : les membres désirant apprendre l'espéranto, peu importe la provenance et la langue à enseigner; les membres désirant apprendre l'ido, peu importe la provenance et la langue à enseigner; les membres disposés à enseigner l'espéranto, peu importe la provenance et la langue à apprendre; les membres disposés à enseigner l'ido, peu importe la provenance et la langue à apprendre.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Otto Jespersen, An International Language (George Allen et Unwin)
  • Henry Jacob, A Planned Auxiliary Language (Dennis Dobson).

[modifier] Liens externes