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Non-violence

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Pour l’article homonyme?, voir Non-violence (sculpture)
Manifestation non-violente contre les essais nucléaires, Paris, 1995
Manifestation non-violente contre les essais nucléaires, Paris, 1995

La non-violence est une philosophie qui délégitime la violence, promeut une attitude de respect de l'autre dans le conflit et une stratégie d'action politique pour combattre les injustices.

Sommaire

[modifier] Présentation

Popularisée dès 1921 par Gandhi en Inde, c'est l'ahimsâ — du sanskrit a, négation et himsâ violence —, un des fondements du bouddhisme et du jainisme. Elle a été adoptée ou utilisée plus ou moins ouvertement par de nombreuses personnes, dont Martin Luther King pour la lutte des Noirs américains contre la ségrégation, le 14e Dalaï Lama en exil en Inde pour résoudre le conflit sino-tibétain, Adolfo Pérez Esquivel en Amérique latine, Vinoba Bhave à nouveau en Inde, Lech Wałęsa et Václav Havel contre les gouvernements communistes polonais et tchèque, Cory Aquino aux Philippines, Nelson Mandela et Steve Biko en Afrique du Sud, Aung San Suu Kyi au Myanmar et Ibrahim Rugova au Kosovo.

Le 10 novembre 1998, à l'appel de tous les Prix Nobel de la paix vivants, l'Assemblée générale des Nations unies a voté une résolution déclarant la décennie 2001-2010 Décennie internationale pour la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde.

En France, le plus ancien mouvement non-violent est la branche française du Mouvement International de la Réconciliation (créée en 1923). Lanza del Vasto, ami de Gandhi, créa la Communauté de l'Arche en 1948. Le philosophe Jean-Marie Muller, ainsi que Jean Toulat, Jacques Sémelin, et Christian Mellon, et d'autres, ont cherché à développer une théorie de la non-violence et son adaptation politique à travers des «groupes non-violents» à partir du début des années 1970. Le mouvement des objecteurs de conscience et la lutte des paysans du Larzac, à partir de 1972, ont popularisé la non-violence. Jean-Marie Muller et les plus motivés par l'action politique créèrent le Mouvement pour une alternative non-violente.

On peut classer les partisans de la non-violence en deux tendances : ceux qui pronent la non-violence comme méthode politique et sociale, et ceux qui soutiennent que la non-violence est un but spirituel en soi, intimement lié à la construction de la personnalité et à la pratique d'une morale de vie. Les frontières entre ces deux tendances ne sont pas clairement établies. En France, elles se repèrent autour de deux groupes symboles : Le Mouvement pour une alternative non-violente et les communautés de l'Arche de Lanza del Vasto.

Les militants de la non-violence distinguent la violence des situations et les réactions violentes qu'elles engendrent. Ils veulent dénoncer les situations de violences pour désamorcer les risques de crises violentes. les moyens utilisés pour dénoncer ces situations de violences sont qualifiés de méthode «non-violente» par opposition aux méthodes les plus courantes dans l'histoire, "telle qu'on nous la raconte", qui recourent à la répression, policière et/ou militaire, des réactions violentes aux situations de violences.

L'attitude non-violente part donc du postulat que les situations de violence précèdent les expressions violentes et que l'injustice, et le refus de respecter son adversaire, sont les véritables sources de la violence. Les non-violents récusent catégoriquement l'accusation de pacifisme. L'action non-violente suppose l'exposition bien réelle des militants, non armés, aux armes de ceux qui choisissent des méthodes violentes pour résoudre les conflits. L'action «non-violente» table donc sur des ressorts psychologiques humains de l'adversaire qui ne pourrait durablement s'exposer à paraître lâche en utilisant la violence armée contre des gens désarmés. L'«opinion publique» apparaît donc comme le médiateur convoqué par la lutte non-violente. Les politiques modernes et médiatiques sont imprégnées de ce concept.

[modifier] Mouvements et organisations se réclamant de la non-violence

Manifestation non-violente contre la Guerre du Golfe, Frankfort-sur-le-Main, 1991
Manifestation non-violente contre la Guerre du Golfe, Frankfort-sur-le-Main, 1991

[modifier] En France

[modifier] En Suisse

[modifier] Au Canada

[modifier] Dans le monde

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Jean-Marie Muller, Vous avez dit « Pacifisme » ?, Paris, Éditions Le Cerf, 1984. ISBN 2-204-02210-1

[modifier] Liens externes