classicistranieri.com | We are not Charlie and we will never be. | Pagina 400

Folgore da San Gimignano – Ora si fa un donzello cavalieri

Ora si fa un donzello cavalieri;
e’ vuolsi far novellamente degno,
e pon sue terre e sue castell’a pegno
per ben fornirsi di ciò ch’è mistieri:

annona, pane e vin dà a’ forestieri,
manze, pernici e cappon per ingegno;
donzelli e servidori a dritto segno,
camere e letta, cerotti e doppieri;

e pens’a molti affrenati cavagli,
armeggiatori e bella compagnia,
aste, bandiere, coverte e sonagli;

ed istormenti con gran baronia,
e giucolar per la terra guidàgli,
donne e donzelle per ciascuna via.

San Francesco d’Assisi – Cantico di Frate Sole o delle Creature

Altissimu, onnipotente bon Signore,
Tue so’ le laude, la gloria e l’honore et onne benedictione.

Ad Te solo, Altissimo, se konfano,
et nullu homo ène dignu te mentovare.

Laudato sie, mi’ Signore cum tucte le Tue creature,
spetialmente messor lo frate Sole,
lo qual è iorno, et allumini noi per lui.
Et ellu è bellu e radiante cum grande splendore:
de Te, Altissimo, porta significatione.

Laudato si’, mi Siignore, per sora Luna e le stelle:
il celu l’ài formate clarite et (altro…)

Ugo Foscolo – Dei Sepolcri

All’ombra de’ cipressi e dentro l’urne
confortate di pianto è forse il sonno
della morte men duro? Ove piú il Sole
per me alla terra non fecondi questa
bella d’erbe famiglia e d’animali,
e quando vaghe di lusinghe innanzi
a me non danzeran l’ore future,
né da te, dolce amico, udrò piú il verso
e la mesta armonia che lo governa,
né piú nel cor mi parlerà lo spirto
delle vergini Muse e dell’amore,
unico spirto a mia vita raminga,
qual fia ristoro (altro…)

Victor Hugo – A ma fille

O mon enfant, tu vois, je me soumets.

Fais comme moi: vis du monde éloignée;

Heureuse? non; triomphante? jamais.

–Résignée!–
Sois bonne et douce, et lève un front pieux.

Comme le jour dans les cieux met sa flamme,

Toi, mon enfant, dans l’azur de tes yeux

Mets ton âme!
Nul n’est heureux et nul n’est triomphant.

L’heure est pour tous une chose incomplète;

L’heure est une ombre, et notre vie, enfant,

En est faite.
Oui, de leur sort tous les hommes sont las.

Pour (altro…)

Victor Hugo – Le Pape Pie IX

13 janvier 1848.

Messieurs,

Les années 1846 et 1847 ont vu se produire un événement considérable.

Il y a, à l’heure où nous parlons, sur le trône de saint Pierre un homme, un pape, qui a subitement aboli toutes les haines, toutes les défiances, je dirais presque toutes les hérésies et tous les schismes; qui s’est fait admirer à la fois, j’adopte sur ce point pleinement les paroles de notre noble et éloquent collègue (altro…)

Victor Hugo – La Famille Bonaparte

14 juin 1847.

Messieurs les pairs, en présence d’une pétition comme celle-ci, je le déclare sans hésiter, je suis du parti des exilés et des proscrits. Le gouvernement de mon pays peut compter sur moi, toujours, partout, pour l’aider et pour le servir dans toutes les occasions graves et dans toutes les causes justes. Aujourd’hui même, dans ce moment, je le sers, je crois le servir du moins, en lui conseillant de (altro…)

Victor Hugo – La Pologne

19 mars 1846.

Messieurs,

Je dirai très peu de mots. Je cède à un sentiment irrésistible qui m’appelle à cette tribune.

La question qui se débat en ce moment devant cette noble assemblée n’est pas une question ordinaire, elle dépasse la portée habituelle des questions politiques; elle réunit dans une commune et universelle adhésion les dissidences les plus déclarées, les opinions les plus contraires, et l’on peut dire, sans craindre d’être démenti, que personne (altro…)

Victor Hugo – Le droit et la loi

I

Toute l’éloquence humaine dans toutes les assemblées de tous les peuples et de tous les temps peut se résumer en ceci: la querelle du droit contre la loi. Cette querelle, et c’est là tout le phénomène du progrès, tend de plus en plus à décroître. Le jour où elle cessera, la civilisation touchera à son apogée, la jonction sera faite entre ce qui doit être et ce qui est, la tribune (altro…)

Alphonse Allais – Blagues

J’ai pour ami un peintre norvégien qui s’appelle Axelsen et qui est bien l’être le plus rigolo que la terre ait jamais porté.

(C’est à ce même Axelsen qu’arriva la douloureuse aventure que je contai naguère.

Axelsen avait offert à sa fiancée une aquarelle peinte à l’eau de mer, laquelle aquarelle était, de par sa composition, sujette aux influences de la lune. Une nuit, par une terrible marée d’équinoxe où il ventait très (altro…)

Alphonse Allais – Le langage des fleurs

Je conçois, à la rigueur, qu’un touriste ayant passé un siècle ou deux loin d’un pays ne soit pas autrement surpris de trouver, à son retour, des décombres et des ruines où il avait jadis contemplé de somptueux palais; mais tel n’était pas mon cas.

Après une absence de cinq ou six mois, je ne fus pas peu stupéfait de rencontrer, à l’un des endroits de la côte qui m’étaient les plus (altro…)

Alphonse Allais – Postes et télégraphes

Je descendis à la station de Baisemoy-en-Cort, où m’attendait le dog-cart de mon vieil ami Lenfileur.

Dans le train, je m’étais aperçu d’un oubli impardonnable (véritablement impardonnable) et ma première préoccupation, en débarquant, fut de me faire conduire au bureau des Postes et Télégraphes, afin d’envoyer une dépêche à Paris.

Le bureau de Baisemoy-en-Cort se fait remarquer par une absence de confortable qui frise la pénurie.

Dans une encre décolorée et moisie, mais boueuse, (altro…)

Alphonse Allais – Loufoqueries

Cet homme me contemplait avec une telle insistance que je commençais à en prendre rage. Pour un peu, je lui aurais envoyé une bonne paire de soufflets sur la physionomie, sans préjudice pour un coup de pied dans les gencives.

—Quand vous aurez fini de me regarder, espèce d’imbécile? fis-je au comble de l’ire.

Mais lui se leva, vint à moi, prit mes mains avec toutes les marques de l’allégresse affectueuse.

—Est-ce bien toi (altro…)

Alphonse Allais – Phares

L’Eure est probablement un des rares départements terriens français, et certainement le seul, qui possède un phare maritime.

À la suite de quelles louches intrigues, de quelles basses démarches, de quelles nauséeuses influences ce département d’eau douce est-il arrivé à faire ériger en son sein un phare de première classe? Voilà ce que je ne saurais dire, voilà ce que je ne voudrais jamais chercher à savoir.

Quelques petits jeunes gens des Ponts (altro…)

Alphonse Allais – Colydor

Son parrain, un maniaque pépiniériste de Meaux, avait exigé qu’il s’appelât, comme lui, Polydore. Mais nous, ses amis, considérant à juste titre que ce terme de Polydore était suprêmement ridicule, avions vite affublé le brave garçon du sobriquet de Colydor, beaucoup plus joli, euphonique et suggestif davantage.

Lui, d’ailleurs, était ravi de ce nom, et ses cartes de visite n’en portaient point d’autre. Également on pouvait lire en belle gothique Colydor sur (altro…)

Franco Sacchetti – Messer Bernabò signore di Melano comanda a uno abate che lo chiarisca di quattro cose impossibili; di che uno mugnaio, vestitosi de’ panni dello abate, per lui le chiarisce in forma che rimane abate e l’abate rimane mugnaio

Messer Bernabò signore di Melano, essendo trafitto da un mugnaio con belle ragioni, gli fece dono di grandissimo benefizio. Questo signore ne’ suoi tempi fu ridottato da piú che altro signore; e come che fosse crudele, pur nelle sue crudeltà avea gran parte di justizia. Fra molti de’ casi che gli avvennono fu questo, che uno ricco abate, avendo commesso alcuna cosa di negligenza di non avere ben notricato due cani (altro…)

Franco Sacchetti – Parcittadino da Linari vagliatore si fa uomo di corte, e va a vedere lo re Adoardo d’Inghilterra, il qual, lodandolo, ha da lui molte pugna, e poi, biasimandolo, riceve dono

Lo re Adoardo vecchio d’Inghilterra fu re di gran virtú e fama, e fu tanto discreto che la presente novella ne dimostrerrà in parte. Fu adunque nel suo tempo uno vagliatore a Linari in Valdensa nel contado di Firenze, il quale aveva nome Parcittadino. Venne a costui volontà di lasciare in tutto il vagliare ed esser uomo di corte, e in questo diventò assai sperto; e cosí spermentandosi nell’arte cortigiana, gli (altro…)

Franco Sacchetti – Lo re Federigo di Cicilia è trafitto con una bella storia da ser Mazzeo speziale di Palermo

Di valoroso e gentile animo fu il re Federigo di Cicilia nel cui tempo fu uno speziale in Palermo, chiamato ser Mazzeo, il quale avea per consuetudine ogni anno al tempo de’ cederni, con una sua zazzera pettinata in cuffia, mettersi una tovagliuola in collo e portare allo re dall’una mano in un piattello cederni e dall’altra mele; e lo re questo dono ricevea graziosamente.
Avvenne che questo ser Mazzeo, venendo nel (altro…)

Italo Svevo – Giacomo

Nelle mie lunghe peregrinazioni a piedi traverso le campagne del Friuli io ho l’abitudine d’accompagnarmi a chi incontro e di provocare le confidenze. Io vengo detto chiacchierone ma pur sembra che la mia parola non sia tale da impedire l’altrui perché da ogni mia gita riporto a casa comunicazioni importanti che illuminano di vivida luce il paesaggio per cui passo. Le casette nel paesaggio mi si palesano meglio e nella verde (altro…)

Italo Svevo – Orazio Cima

I
Avevo circa 25 anni quando nelle riunioni sociali di Trieste fece la sua comparsa un ricco signore abruzzese certo Cima. Io non sapevo perché egli avesse prescelto Trieste a suo soggiorno. Non vi era condotto né da parentela né da affari. Glielo domandai: Trieste era una bellissima città per chi v’era nato ma a questo mondo c’era di meglio avendo la libertà di scelta. Avrei amato egli m’avesse detto che Trieste (altro…)

Italo Svevo – Il malocchio

Molti quando si trovano fra’ dieci e i quindici anni sognano una carriera grande, persino quella di Napoleone. Non era quindi strano che a 12 anni Vincenzo Albagi pensò che se Napoleone a 30 anni era stato proclamato imperatore egli avrebbe potuto esserlo qualche anno prima. Strano era invece che quell’istante di sogno fu ricordato da lui per tutta la vita. Nessuno lo sospettò perché egli non era altro che un (altro…)

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